La politique commerciale du gouvernement américain fait la “Une” des journaux du monde entier. D’après LE POINT, l’Afrique n’est pas épargnée et les produits africains vont subir des taxes douanières importantes. Parallèlement, l’AGENCE ECOFIN relève qu’un rapport de l’OCDE indique que l’Afrique subsaharienne est la région qui a le plus progressé au monde en ce qui concerne la facilitation des échanges commerciaux. Les outils analytiques utilisés par l’organisme international, prennent en compte 11 indicateurs clés allant de la disponibilité des informations douanières, à l’harmonisation des documents, en passant par la coopération transfrontalière entre les agences. Il ressort de l’étude 2025 que le taux de progression dans la facilitation des échanges en Afrique subsaharienne, pour la période 2022-2024, est monté de près de 7% par rapport à la période 2020-2022 ; c’est la progression la plus élevée de toutes les régions du monde.
Pour faire face aux décisions protectionnistes de l’administration Trump, de nombreux experts économiques africains estiment que la réponse peut se trouver dans les échanges transfrontaliers. Selon LE POINT, les décisions prises par les Etats-Unis vont principalement impacter les accords de l’AGOA dans lesquels une trentaine de pays africains sont exonérés de droit de douane pour soutenir leur économie. Cependant l’Afrique n’a qu’une place limité dans les échanges avec les Etats Unis. D’après l’AGENCE ECOFIN, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) est une occasion unique de réduire la dépendance de l’Afrique aux marchés étrangers. L’intensification de ces échanges intra-africains et le développement de l’intégration économique peut être une solution durable pour résister aux soubresauts du commerce mondial.
Par Derek Lamassion

