Alors que l’Afrique parle technologie moderne en clôturant le Sommet de l’IA de Kigali par un accord, selon LA NOUVELLE TRIBUNE, chiffré en millions de dollars avec la fondation Bill Gates, Georgiana Viou a choisi la simplicité de la gastronomie. Cuisinière autodidacte, la première femme d’origine africaine à décrocher une étoile au guide Michelin vient de sortir son autobiographie.
Dans cette ouvrage intitulé « Oui, cheffe! », elle raconte son parcours de vie, passant de son enfance au Bénin, à son arrivée en France à 22 ans, jusqu’à la reconnaissance mondiale via la gastronomie. Au micro du média AFRICA RADIO, Georgiana Viou a révélé que son rêve était pourtant de devenir traductrice à Genève. Aujourd’hui elle est l’une des rares femmes étoilée par le fameux guide Michelin. Elle qui avoue que « c’est triste de se dire qu’on en est encore là, mais force est de constater qu’il n’y a même pas 30% de femmes sur les presque 700 tables étoilées Michelin en France » possède un restaurant à Nîmes, dans le sud du pays. D’après FRANCE TV INFO, la cheffe se réclame et de la Provence et de sa culture béninoise pour concocter une cuisine métisse.
Cette spécificité fait aussi partie de son attractivité. Avec quatre autres femmes cheffes, elle fait l’objet d’un portrait dans la première saison du tout premier podcast lancé par le guide Michelin cette année. Après avoir été candidate de la célèbre émission MasterChef, elle a fait partie du jury en 2023. Au mois de juin prochain, Georgiana sera aussi marraine du “Refugee Food Festival”, pour son dixième anniversaire, aux côtés du dramaturge Alexis Michalik. Des journées chargées pour une femme de la diaspora aujourd’hui reconnue et qui possède également un restaurant dans son pays natal.
Par Thiébaud Méocilé

